Alexandre Désiré COLLETTE, Allégorie, huile sur panneau d’acajou, vers 1860

Prix de vente : 1800,00 €
la paire
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Présentation de l’œuvre

S’il s’agit très certainement de travaux préparatoires, ces deux allégories sont traitées d’une peinture accomplie. Le dessin des figures féminines est délicat dans chaque détail ; la touche énergique et légère rend très gracieuse cette double composition. Le peintre a utilisé avec inventivité un jeu de réserves montrant la brillance et la teinte précieuse de l’acajou, créant un beau rapport de tons avec les cieux aux couleurs lumineuses. Ces œuvres, du parfait style du Second Empire, illustrent l’inspiration des peintres de l’époque, puisant dans la peinture rococo française. A un siècle de distance, la peinture d’Alexandre Collette garde du XVIIIème un goût délicat, tout en s’exprimant d’une façon très personnelle dans un style parfait, sans exubérance et sans décadence.

Techniques : deux huiles sur panneaux d’acajou se faisant pendant, une pièce monogrammée « A.C. » en bas à droite. Les deux œuvres ne sont pas vendues séparément.

Dimensions : 36X29cm

Biographie d’Alexandre Collette

Alexandre Désiré Collette est né en 1814 à Arras. Il est reconnu pour ses talents précoces de dessinateur. Il entre ainsi d’abord à l’atelier lithographique de Chapront et Grandguillaume puis est employé par Léopold Tavernier à Arras, avant de pouvoir fonder son propre atelier à Paris avec Charles Sanson. La collaboration des deux artistes et leur inventivité technique firent la renommée de leur entreprise. L’Etat lui commanda notamment, en 1845, un portrait officiel de Louis-Philippe. D’autres commandes de la presse lui permirent de faire le portrait du Prince Louis-Napoléon à Londres, puis des personnalités de la révolution de 1848. Alexandre Collette participa en tant que peintre au Salon à partir de 1848. Il se forma auprès de Louis-Edouard Rioult à Paris, et s’intéressa particulièrement aux arts décoratifs, publiant en 1853 une Encyclopédie de l’ornement. Alexandre Collette conserva un lien fort avec le milieu artistique arrageois, notamment avec Constant Dutilleux, ce qui lui valut d’être représenté sur le portrait collectif des élèves du même Dutilleux (musée d’Arras).  Alexandre Collette est mort à Paris en 1876, laissant une importante œuvre d’illustrateur et de peintre.

Le musée d’Arras, le musée du château de Compiègne, le Louvre et le Metropolitan Museum sont parmi les institutions conservant nombres d’œuvres d’Alexandre Collette.

Sources : Dominique Horbez, Corot et les peintres du Nord, Editions de l’Amateur, 2014.