Brion Gysin, Femme marocaine, gouache et encre sur papier, 1953

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Présentation de l’œuvre

Cette rare pièce figurative dans l’œuvre de Brion Gysin nous renvoie aux années où l’artiste vécut au Maroc (de 1954 à 1958) parmi d’autres figures importantes de la Beat Generation. Traitée à la façon d’un vitrail, habilement simplifiée dans un style inspiré de l’Art Déco, cette figure féminine est d’une beauté hiératique et mystique. Cette œuvre nous renseigne également sur le vif intérêt que Gysin porta à la culture marocaine (voir sa biographie ci-dessous).

Technique : gouache et encre sur papier, signée en haut à gauche « B. Gysin », monogrammée et datée en-dessous « GB 53 ».

Dimensions : 38,5cm X 25,5cm , l’œuvre est présentée encadrée dans le montage et le cadre d’origine voulus par l’artiste.

Biographie de Brion Gysin

Brion Gysin en costume marocain.

Brion Gysin en costume marocain.

Brian Gysin, de parents Canadiens, en 1916, l’artiste aux multiples talents fut l’ami et le collaborateur le plus fidèle de William S. Burroughs. Arrivé d’Angleterre à Paris en 1934, il fréquente des personnalités importantes du milieu artistique de l’époque : Picasso, Dali, Dora Maar. Rattaché aux surréalistes, il expose, en 1935, avec Arp, Bellmer, de Chirico, Ernst, Duchamp, Magritte, passim. Mais un conflit personnel avec Breton lui valut d’être autoritairement expulsé du groupe et il vit ses œuvres retirées de l’accrochage.

Après avoir servit durant la Guerre, il s’installe au Maroc de 1954 à 1958. Il mène recherches et projets artistiques avec des musiciens locaux, notamment les Maîtres Musiciens de Jajouka. Il retourne à Paris où il travaille à divers projets, de cette époque datent les collaborations actives avec Burroughs. A côté de la musique et de la littérature, l’œuvre graphique de Gysin fut reconnue et exposée à travers le monde. D’une veine essentiellement abstraite, d’un propos souvent mystique et d’un style parfois impressionniste, elle évoque quelque fois Sam Francis ou Joan Mitchell.

Brion Gysin est mort en 1986, deux ouvrages monographiques lui ont été consacrés en 2003 et 2005.

  • Jose Ferez Kuri, Brion Gysin: Tuning in to the Multimedia Age, Thames and Hudson, 2003.
  • John Geiger, Nothing Is True Everything Is Permitted: The Life Of Brion Gysin, Disinformation Company 2005.